La carte de cette été, illustre le moment fort de mon voyage à Madagascar pour aller voir ma fille Camille.
Nous sommes parties sur l’île Sainte Marie pour voir les baleines à bosse qui viennent des mers froides de l’Antarctique pour s’accoupler et l’année suivante, y enfanter dans les mers chaudes de l’océan indien.
Lors de nos deux sorties en mer nous les avons vues naviguer, souffler, sauter, frapper leurs pectorales et leurs caudales, plonger. C’était magique.
Les supports des cartes sont des sets de table ou natte de paille achetés sur place, la carte ancienne de Madagascar vient d’un mini Atlas trouvé sur le vide-grenier de Dracy dans l’Yonne.
Pour imprimer les taches blanches de la caudale, j’ai pour la première fois fabriquer un tampon en gomme.
Sur les enveloppes d’envoi, j’ai utilisé les tampons achetés au marché aux livres de Tananarive.
Après Inspirations Auzoux voici Inspirations Calhaus qui cette fois n’est pas le nom d’une personne mais le mot cailloux en dialecte haut-provençal.
Fonds : linogravures
Animations : vieilles cartes aériennes, photos de nébuleuses issues du livre le grand Atlas de l’astronomie, vieilles cartes tirées d’un livre de géographie scolaire de 1921, illustrations de paysages de la revue des chemins de fer « La France », photographies du mont Cervin découpages du livre Cervin Cime exemplaire de Gaston Rébuffat.
Fermeture par un caillou ramassé sur place.
Pour voir la vidéo : http://dai.ly/k6NUkGF2W2vd86qJnER
Les courriers ont dû arriver, je peux donc dévoiler la carte de cette année.
2 versions ont été envoyées :
La première est faite à partir de macules restant à la suite des impressions de Nid fragile, le papier japon étant tellement fin il fallait protéger le lange de la presse avec un papier, j’ai utilisé les pages d’un livre trouvé dans une poubelle : « Le socialiste désabusé, tragiques aventures » de Victor Charrier (Histoires authentiques), il était déchiré, sans couverture mais le titre et les gravures m’ont fait un clin d’oeil.
La page est donc gaufrée et imprimée en blanc.
Le système est mon chouchou de cette année, trouvé pour les petits Nous Deux et qui me plait par sa simplicité.
Pour la seconde version, je n’avais plus de macules imprimées, j’ai donc uniquement gaufré les pages à sec. Elles ont donc été plus difficiles à plier, c’est pourquoi cette version est consolidée par des bandes de kraft. Pas d’impression mais un élément graphique en plus !
Réalisation d’il y a déjà un petit moment mais qui n’a pas encore son article sur le blog.
Une gravure effectuée pour l’œuvre collective réalisée dans le cadre de l’atelier de gravure de Muriel Rigal de l’école Duperré avec comme thème le mot fragile a été le point de départ de ce livre.
Cette gravure sur papier japon GIFU, très fin, transparent mais extrêmement solide, représentait un nid abandonné.
J’ai eu envie de montrer les étapes précédentes de la création du nid à son abandon. Profitant de la finesse du papier je voulais que toutes les pages soient visibles par transparence. Mais je voulais aussi que l’on puissent feuilleter le livre et voir chacune des pages.
Cela donne donc un livre tunnel dont chaque page peut être vue séparément grâce à un système à aimants.
Les oiseaux ne sont pas gravés mais sont de vieux chromos trouvés dans une poubelle de vide-greniers.
J’ai formé des couples avec les contraintes de la mise en page, il me fallait des oiseaux « droit » et des oiseaux « gauche ». J’ai donc formé des couples mixtes, notion inexistante chez les oiseaux.
Pour protéger ce nid un boitier fait dans un cadre photo.
Lorsque j’ai présenté le prototype de ce Nous Deux petit format à Marie-Christine Guyonnet elle a émis l’envie de pouvoir le lire comme un livre. Comme j’aimais aussi l’idée de cartes séparées, j’ai planché sur un assemblage amovible des cartes.
Après un premier essai peu concluant de liens à l’aide d’onglets en calque sur lesquels j’en avais profité pour donner un titre à chaque carte, j’ai ajouté des boutons en papier permettant l’assemblage des cartes.
Les onglets en calque sont restés non plus pour assembler les cartes mais pour leur fonction support de titre.
Amour, haine et jalousie
Célibataire, un paon, fiancé, un lion, marié, un âne
Qui est la plus belle ?
J’aime bien ma trouvaille de ces 2 V qui se croisent lors de la fermeture et permettent à ces 4 ou plus petites bonnes femmes d’occuper le centre de la page de façon très dynamique.
Ribambelle
A partir des couvertures qui offrent des images de couples toujours souriants selon les saisons .
Le baiser
Impossible de ne pas terminer avec un baiser, amélioration du système par rapport au prototype, les 2 personnages convergent alors que dans le prototype seul l’homme bougeait.
Pour ranger ce livre un coffret recouvert d’une impression d’une des couvertures et le texte que m’a inspiré ce travail.
Il y a quelques années j’ai trouvé dans un vide grenier un premier lot de Nous Deux, cela a donné un premier livre que vous pouvez voir dans cet article.
Puis au festival du livre de Monéteau j’en ai trouvé deux cageots. Je les ai régulièrement feuilletés, classés attendant l’inspiration.
Elle est venue au cours de l’année dernière, une carte après l’autre dans les rares temps libres que je m’octroyais pendant l’écriture du Sciences à vivre cycle 3 des éditions Accès.
Les voilà dans leurs premières versions
Dans un prochain article les versions finales après les conseils de Marie-Christine Guyonnet.