Déchirures scolaires

Dans de petits étuis faits avec de vieux protège-cahiers, de petits livres cartonnés dont j’ai pelé les pages pour remplacer les illustrations par des collages de déchirures de cahiers des années 50 et 60. Les différentes disciplines sont représentées, géographie, grammaire, mathématiques, histoire, dessin, musique, sciences… Les corrections en rouge de l’enseignant et les punitions ont aussi une belle place.

Dans le creux de la main, un condensé des traces écrites d’une journée scolaire.

Imageries enfantines

Des cartes servant en classe à illustrer les comptines et poésies apprises, trouvées en vide-grenier.

Des mouchoirs d’enfants collectés au fil des années servant d’étuis.

J’ai associé les cartes pour créer des carrousels, par saisons, par personnages principaux … et créé de petits théâtres.

Et pour ce voyage en enfance les dos et les pages en vis à vis des cartes comptines sont des cartes géographiques belges récupérées par mon amie Maya lors d’un déménagement de l’IGN belge.

Cartail

L’idée

En farfouillant dans mon armoire de ressources pour mes projets de livres, j’ai retrouvé une boîte de vieux filtres photos, avec des couleurs très profondes.

Dans la même période, j’ai profité d’une visite de l’exposition « Madeleine project » au MuseoSeine de Caudebec sur Seine, pour aller voir la mer au Havre. Impossible d’aller au Havre sans aller admirer l’église Saint Joseph de Perret.

C’est en me promenant sous les voûtes de l’église que l’idée d’un petit livre vitrail est née.

Le livre

Deux problèmes à résoudre, quel papier utilisé pour rappeler le béton et le nuancier de gris obtenu par Perret en travaillant le béton de multiples façons et quel éclairage pour le vitrail.

Re-farfouillage dans mon armoire de ressources et cette fois-ci c’est un lot de cartes anciennes en noir et blanc trouvé au vide-grenier d’Egleny dans l’Yonne qui m’a fait de l’œil. Routes, chemins, lieux-dits et villages formaient le dégradé de gris cherché.

La mise au point du motif , de la découpe et de l’assemblage a été longue et demandé de nombreux protoptypes ….

Voilà le résultat :

Et le petit livre comme d’habitude peut se déplier :

L’éclairage

En cherchant des éclairages à LED alimentés par des piles boutons, j’ai trouvé 2 solutions possibles.

Un éclairage doux et aérien ou un boîtier donnant une lumière plus puissante et s’encastrant parfaitement dans l’ouverture du livre plié. Je n’ai pas su choisir, les deux me plaisant.

Le boîtier

Pour assembler le tout, des boîtes comme celles utilisées pour Okuni, une petite pour livre et une grande pour les lampes et le livret explicatif.

Couleurs Leroux

Je suis revenue d’une visite de l’atelier des couleurs Leroux à Joigny avec un lot de leurs vieilles étiquettes qu’ils ont eu la gentillesse de me donner. Ces couleurs aux noms tous plus poétiques les uns que les autres ont déjà servi pour mes cartes de l’été 2021 et sont maintenant les vedettes de mon dernier livre.

Pas de texte, les étiquettes parlent d’elles mêmes. Les pages supports sont gaufrées pour rappeler le fond des étiquettes. La couverture est en placage acajou, suggestion des palettes de peintres. Le livre est protégé dans un coffret dont le couvercle est recouvert d’étiquettes, façon vieilles valises.

La vidéo se trouve là :

Rue du crocodile

IMG_20210415_154429

Lors d’une visite de la petite ville de La Charité sur Loire, deux détails découverts au fil de ma promenade m’ont interpellée.

Le premier est que dans une ville du centre de la France se trouve une rue du crocodile, animal, tout le monde le sait, tout à fait commun dans cette région.

Le second est l’inscription se trouvant au fronton du bâtiment de la Poste, ERst GARCEAU.

J’ai interrogé  le syndicat d’initiative, les habitants rencontrés, personne ne pouvait m’expliquer l’origine de la  rue du crocodile et que signifiait cette abréviation inhabituelle. (Ni entreprise, ni établissement …)

Grâce aux bibliothécaires du site Eurêkoi, qui en interrogeant toutes leurs bases de données m’ont donné deux hypothèses, la rue devrait son nom à l’une des deux légendes ci-dessous :

  • Un journaliste, dont le journal s’appelait « Le crocodile » aurait habité cette rue.
  • Un original, rentrant d’un voyage exotique et habitant avenue Gambetta, aurait placé un crocodile dans une mare attenant à la pépinière proche de son domicile. C’est cette rue qu’on aurait empruntée pour aller voir le crocodile.
    La rue appartenait en propre aux riverains qui l’ont aliénée à la ville à la fin du XIXe siècle.

Pour la signification de ERst, c’est dans les factures associées au bâtiment conservées à la bibliothèque du musée de l’architecture de Paris qu’une explication peut se trouver

Facture quincaillerie Garceau

ERst signifierait Ernest, abréviation inhabituelle, le tailleur de pierre n’avait peut être pas assez de place sur le fronton pour le prénom complet ?

J’ai donc inventé une histoire donnant une explication au nom de cette rue et faisant d’Ernest Garceau son héros.

IMG_20210415_154331

La couverture est réalisée à partir d’une carte postale ancienne de la Charité

Itinéraire tracé d’avance

Trouvaille dans une petite brocante de Rennes, logée dans une ancienne concession Peugeot à l’origine décorée par le mosaïste Odorico, un lot d’anciennes boîtes à papier Rizla. Le couvercle s’orne de photos de pin-up, chiens, chats et pour celle qui nous occupe aujourd’hui le mariage du roi des belges.

Un leporello a remplacé le papier à cigarettes. Recto des pop-up illustrant les étapes classiques de la vie d’une femme des années 1950 (mais cela a t-il vraiment changé ?), au verso un texte.

Les différentes pages côté verso :

Lettres d’amour, sur un fond de partition d’une chanson romantique, lettres à partir d’une illustration d’Antral du roman « Les dames pirouette » de Marc Elder (1932)

Bagues de fiançailles, Nous Deux, année 1950, partition de la chanson Fiançailles du répertoire de Paulette Darty, paroles Fabrice Lemon, musique d’E. Wesly.

Préparatifs du mariage et choix de la robe de mariage. Fond de page les conseils « Ceci entre nous » du magazine Nous Deux pour ce grand jour ! Au vu du temps et de l’argent consacré encore aujourd’hui, ces conseils sont sûrement encore d’actualité !

Le mariage, et ses photos officielles. Pop-up maison puisqu’à partir de ce jour les mariés ont leur propres pénates.

Très vite arrivent les enfants, cela a un peu changé, ils arrivent un peu plus tard et sont moins nombreux. Illustrations publicitaires Nous Deux des années 1950.

Mais la fête des mères est toujours la même promotion de l’électro-ménager ! Illustrations publicitaires Nous Deux des années 1950, l’Écho de la mode février 1957, Arts ménagers septembre 1956.

Mariage des enfants, la couleur est là.

Vieillesse dans le pavillon qui a vu se dérouler la vie du couple.

 

Verso du leporello, texte sur carte ancienne belge, récupérée par Maya Schuiten dans les anciens locaux de l’IGN de Bruxelles, merci à elle pour cette belle récupération !

Jeux d’enfants 1

Dominos de la ferme pour petits.

J’exploite un système de rubans qui apparaissent de page en page que j’ai copié de cet album à compter anglais

et que j’ai déjà utilisé dans la Vielise.

Le petit texte est brodé à la machine sur des rubans sergé trouvés au fond de boîtes de couture héritées de-ci de-là.

 

 

Jeux d’enfants 2

Je chine depuis longtemps ces vieux lotos, dominos. Leurs illustrations, sources de nostalgie, me plaisent par leur côté naïf, leurs couleurs témoins d’une époque.

J’en ai déjà exploité quelques-uns avec le loto des fleurs (oup’s je n’ai pas fait d’article sur ces livres, oubli à corriger quand j’aurais le temps ! ) et le loto du marché

Mon amie Maya m’a fait découvrir un livre de techniques de pliage d’Hedi Kyle. Adepte des petits livres, je me suis lancée dans ce carnet dos à dos à sept bandes dont les proportions me paraissaient convenir aux pièces de loto.

Quelques animaux en pop-up pour dialoguer avec les illustrations et le livre est terminé. Ne manque plus que son coffret.

Comme tous ces petits livres, ils peuvent se lire mais aussi s’ouvrir et donner à voir un petit tableau

Vidéo à venir