Automne des bonnes surprises, Quelle heure est-il dans nos vies ? à l’Heure Joyeuse et maintenant Gisèle exposée au Mac Val dans le cadre de l’exposition
Cette exposition célèbre les 20 ans du musée avec la mise en avant de 20 jeunes artistes. En parallèle pour valoriser la collection de livres d’artistes du centre de documentation, chacun des artistes exposés ont choisi dans le fond de livres d’artistes un livre. Gisèle a été choisi par Rebecca Topakian, une des artistes photographes de l’exposition.
Le livre est exposé avec les autres sélectionnés dans les vitrines du centre de documentation.
J’ai trouvé chez Aladin, brocanteurs à Toucy, un lot de photographies des années 50, retraçant quelques moments de la vie d’une femme que j’ai appelée Gisèle (c’est un des prénoms les plus courants dans ces années là). Des photos avec des ami·es, des photos de son salon de beauté, des photos de vacances au ski, des photos de ses chiens. Une vie de femme d’affaires apparemment célibataire et sans enfants, une des photos représente un bal de catherinettes, peu courant pour l’époque ou tout du moins rarement médiatisée.
Une recherche rapide faite à l’aide des quelques indices trouvés aux dos de quelques-unes des photos ne m’a pas permis de retrouver le salon de Gisèle, peut-être la parfumerie Delhembre à la Madeleine, banlieue de Lille ?
J’ai regroupé les photos par thématique, vacances, ski, chiens, ami·es, travail, famille, jardin …. et les ai retravaillées en les brodant de motifs inspirés par les lignes des photos.
Elles se superposent de façon, si possible, de voir en une seule vue les différents visages de Gisèle. Une représentation du temps qui passe …
Certains des livres sont parsemés de quelques pop-ups faits à l’aide de publicités trouvés dans des Nous Deux ou autres revues des années 60.
Couvertures en calque imprimées du titre et sous-titre du livre.
Reliure spirale comme certains albums photos.
Chaque livre est rangé dans un étui en kraft portant une illustration des pochettes que l’on récupérait chez le photographe avec les photos et les négatifs.
Je n’ai pas remporté le concours de livres d’artiste d’Issy-les-Moulineaux, mais j’ai eu l’honneur de voir la bibliothèque de l’Heure Joyeuse acquérir mon livre. Cela fait l’objet d’un article dans la newsletter d’octobre.
J’ai retravaillé les éléments encore flottants du livre. Une discussion avec Marie-Christine m’a donné de nouvelles idées.
La petite bonne femme entrain de se mesurer posée en page 2 devient l’héroïne du livre. Fixée sur un mètre de couturière à la couleur assortie aux patrons, elle se balade de page en page.
En couverture, le mètre enroulé autour du livre elle peut se dresser pour inciter à l’ouverture du livre.
Couverture
En page 1, elle nous demande de tourner la page une nouvelle fois.
Double-page 1
En page 2, calée sous un bouton elle mime la silhouette de la page.
Double-page 2
Et sur la dernière page, toujours calée sous un bouton, il est possible d’imaginer qu’elle interpelle les enfants. Mais il y a plein d’autres histoires possibles à raconter.
Double-page 3
Livre à plat, elle se positionne où l’on veut ou passe de position en position.