J’ai reçu à Noël un joli pochon de petits boutons de nacre. Ils m’ont tout de suite fait penser à des têtes de personnages.
J’ai repris les petits livres qui m’avait déjà servi pour les livres de « Déchirures scolaires ».
Mis à nu, je les ai aquarellés avec du pastel.
Les boutons sont insérés dans les pages dans des trous faits à la gravure laser, au diamètre du bouton. Les corps sont réalisés à partir de chutes de gravures.
Il est possible de lire ce livre comme un livre à compter (jusqu’à 4) ou d’inventer un conte de randonnée avec un nouveau personnage à chaque nouvelle page.
Les pochettes sont elles-aussi réalisées à l’aide de chutes de gravure.
Comme assez souvent, ce livre a débuté dans un vide-greniers, celui de Tannerre en Puisaye. J’y ai trouvé un lot de mini flacons de parfum vides avec de très jolies étiquettes.
Flacons trouvés au vide-grenier de Tannerre en Puisaye
Ils n’ont jamais été utilisés. Ils étaient destinés à être offerts aux client·es des coiffeur·ses qui, je le suppose, devaient les remplir eux-même à partir d’une grande bouteille ????
Leurs formes et surtout les étiquettes m’ont tapé dans l’œil.
Des mouchoirs chinés aux Emmaüs d’Auxerre et à Toucy Entraide (vestiaire d’occasion) servent au support du livre. Deux variations, l’une plus années 30-40 avec de petits mouchoirs brodés, l’autre plus seventies avec des mouchoirs Kreier. Coupés selon les pliages initiaux en 3 et assemblés cousus ils forment un petit livre.
Les animations sont réalisées uniquement avec des publicités de parfums de journaux (Elle, Marie-Claire, Modes et Travaux, Catalogues du Bon Marché, Sélection du Reader’s Digest) correspondant aux années des 2 variations.
Et pour finir, brodée sur le rabat de la couverture une phrase de Baudelaire ou de Georges Sand selon la variation.
Série mouchoirs brodés variation Muguet
Série mouchoirs brodés variation Œillet
Série mouchoirs Kreier variation Mimosa
Série mouchoirs Kreier variation Joli Soir
Les boîtes sont des boîtes du commerce dont j’ai découpé à l’aide d’une graveuse laser les deux ouvertures et gravé le titre.
Le samedi 22 novembre j’ai passé une journée très agréable à la médiathèque de Montrouge.
Le matin, Aymeric, Circé, Charlotte, Clara, Gaspard, Joshua, Lauryne, Maël, Margaux et Oscar ont réalisé des petits livres carrousels, à la manière de mes livres « Fil rouge », « 3 fils rouges » et « Chats«
chats3 fils rougesFil rouge
Aidée par Sabrina je les ai guidés dans cette réalisation complexe. Ils ont fait preuve d’une attention et de concentration impressionnante.
Voilà les résultats :
Les tampons de Noël ont été très appréciés !
L’après-midi c’était le tour des adultes. Nous avons réalisé, cette fois avec l’aide d’Alexandra, un répertoire d’animations de base. Tout aussi concentrés et attentifs que les enfants du matin Carine, Caroline, Catharina, Catherine, François, Françoise, Julien, Léa, Lucile, Martine ont été très créatifs :
J’ai craqué un jour dans un vide-grenier pour un jeu de Lexicon à cause du dos des cartes, ces roses au milieu de volutes vertes m’ont tout de suite plu. Mais qu’en faire, comme souvent la ressource qui m’avait fait de l’œil est restée plusieurs années dans mon armoire à projets, régulièrement ouverte pour trouver de l’inspiration.
Puis un jour, en utilisant je ne sais plus à quelle occasion le mot escarpolette, l’idée de petits livres à partir de mots que je trouve jolis mais qui ne sont plus utilisés donc obsolètes a germé. Le jeu de cartes a trouvé son utilité mais pour les mots que je voulais dans ma petite collection, il me manquait des p et des e, il allait falloir trouver d’autres jeux !
Je suis donc partie à la chasse aux Lexicons avec dos à roses !
La collection est née, elle contient les livres-mots : Escarpolette Esperluette Paréidolie Hypnagogie Petrichor
Pour chacun des livres, un étui en cartes avec le titre sur le dos.
Le livre en lui-même est un leporello, dont chaque page est une lettre du mot, plus une page texte poème ou définition du mot, plus une gravure inspirée du mot, plus un pop-up.
Les pages sont cousues entre elles avec des points de broderie différents pour chacun d’eux.
Escarpolette
Merci à Fragonard !
Esperluette
Pas de gravure seule pour ce livre mais des tampons d’esperluettes différentes sont les supports du pop-up.
Hypnagogie
Pop-up lamelles de cartes géographiques
Paréidolie
Petrichor
Pas de pop-up mais l’odeur de pétrichor (enfin une odeur de campagne car je n’ai pas réussi à trouver un parfum proche de l’odeur réelle de pétrichor) imbibe le buvard remplaçant le joker. Un petit flacon permet de ré-imbiber le buvard quand l’odeur aura disparu.
Ce nouveau livre est ma réponse au concours de livres d’artistes organisé par la médiathèque d’Issy-les-Moulineaux. Le thème de cette année était la phrase d’Orwell dans 1984 : « Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l’on sait déjà ».
Plusieurs idées lors de la phase de recherche, les contes traditionnels, les âges de la vie, la vie dont on connait toutes les étapes que nous traversons tous mais qui sont uniques pour chacun.
Des prototypes mêlant de la peinture, un livre circulaire …..
Puis-je suis tombée sur ce domino dans mon armoire de ressources, en recherche d’inspiration.
En mixant les dominos, des photos anciennes et d’autres plus récentes pour exprimer les différents âges le livre était né.
Le livre format tableau, toutes les pages étalées.
Les photos proviennent de chineries en vide-greniers, de mes albums personnels, des restes des « Gisèles » (article à venir), chaque photo est annotée au verso avec l’étape de la vie et la date de la photo.
Je n’ai pas gagné le concours, le jury a choisi le livre « Alpha et Oméga » d’Eva Demarelatrous mais j’ai adoré travailler sur un sujet imposé avec des contraintes dimensionnelles et temporelles.
Boite de tampons trouvée au vide-greniers de Parly dans l’Yonne.
Ces dix-huit tampons de fleurs sont à l’origine de ces deux livres. Servaient-ils à faire des images que les élèves pouvaient colorier ? Ou était-ce les illustrations d’une leçon de sciences ?
Les pages de ces livres sont en papier à semer. A chaque fleur est associé un sentiment issu du langage des fleurs. L’accordéon servant de base au léporello et les couvertures sont découpés dans des restes de gravures du livre sur la pomme réalisé il y a quelque années.
Langages perdus chapitre 1
Langages perdus chapitre 2
Les étui de ces deux livres est en pochette kraft comme dans les graineteries anciennes.
Dans de petits étuis faits avec de vieux protège-cahiers, de petits livres cartonnés dont j’ai pelé les pages pour remplacer les illustrations par des collages de déchirures de cahiers des années 50 et 60. Les différentes disciplines sont représentées, géographie, grammaire, mathématiques, histoire, dessin, musique, sciences… Les corrections en rouge de l’enseignant et les punitions ont aussi une belle place.
Dans le creux de la main, un condensé des traces écrites d’une journée scolaire.
Des cartes servant en classe à illustrer les comptines et poésies apprises, trouvées en vide-grenier.
Des mouchoirs d’enfants collectés au fil des années servant d’étuis.
J’ai associé les cartes pour créer des carrousels, par saisons, par personnages principaux … et créé de petits théâtres.
Et pour ce voyage en enfance les dos et les pages en vis à vis des cartes comptines sont des cartes géographiques belges récupérées par mon amie Maya lors d’un déménagement de l’IGN belge.