Embossage, découpe et gravure laser pour le cru 2026.
Beaucoup de recherches pour la mise au point de la carte de cette année, essais avec des cartes routières pour les fleurs, puis avec diverses pages de livres anciens. Embossage avec des fleurs différentes….
Réglages des paramètres de la découpe et gravure laser à modifier pour chaque type de papier puisque les cartes sont faites avec des chutes de gravures de ces dernières années…. Donc chaque carte est unique !
L’embossage a été fait à partir de fleurs du jardin « cramées » par les canicules.
Les fleurs ont été découpées laser dans un petit livre dont la couverture et les pages ont servi au « Volumen des coeurs » et dans un Fantômette dont la couverture a servi pour faire un carnet.
Au mois de mai, j’ai fait un atelier de découverte de la technique de gravure au carborandum dans l’atelier de Killian Moyson.
Les contraintes de dimensions dues aux dimensions des plaques et du papier ont donné 3 plaques sur lesquelles j’ai testé quelques possibilités de cette technique pour aboutir à 3 leporellos paysages.
Rentrée à la maison, j’ai utilisé la technique du transfert avec adhésif d’images de vieux dictionnaires pour illustrer les trois ambiances ville, campagne et mer. Un peu de pop-up pour la ville et la mer, je n’ai pas pu m’en empêcher.
Pour les couvertures, c’est une après-midi reliure à l’atelier d’Estelle Henriot à la Poéterie à Saint Sauveur qui m’a rappelé mes années d’études et mes heures passées à l’atelier cartonnage. Cela m’a donné l’idée de ces couvertures façon cartonnage. J’ai utilisé de vieilles cartes assorties aux thèmes pour papier de reliure et du Relon (toile sur papier), don d’une amie. Que de la récup !
Le rangement a du bon, au milieu d’images diverses, j’ai retrouvé ces images des cafés Gilbert.
Ce calendrier de la vie rurale au début du siècle dernier m’a donné envie tout d’abord de faire le parallèle avec la vie d’un agriculteur d’aujourd’hui, gros tracteur rouge etc… Idée abandonnée assez vite, les images de l’agriculture contemporaine ne me plaisent pas vraiment…
J’ai donc associée ces images au cycle des saisons vues d’un champ et du pommier au milieu du champ.
Le livre peut-être vu en regardant les 12 images en enfilade,
EnfiladeEnfiladeEnfiladeEnfilade
ou du point de vue du champ tant dessus que dessous, ou du point de vue du pommier et des saisons qui défilent.
A l’arrière des pages, quelques haïkus sur les saisons.
Toujours dans l’esprit de recyclage, les feuillages sont faits dans les restes du livre « Pom’up ».
L’ensemble trouve sa place dans un coffret, avec quelques explications à l’intérieur.
Cette collection de « Le petit livre » m’a inspirée le volumen des cœurs qui sera suivi du volumen de l’amour. Elle m’a été donnée par Marie-Christine Guyonnet, la librairie du ciel, qui je suppose, a pensé en les trouvant à mon travail autour des « Nous deux », le grand et les petits et leur prototype
Avec quelques autres éditeurs (Fayard, Taillandier…) Ferenczi propose aux lecteurs une collection de romans populaires à bas prix dès 1912. Les livres de poche verront eux le jour en 1916. Plus d’informations là et là.
Pour attirer le lecteur les titres et les couvertures se devaient d’être alléchantes. Les livres en ma possession sont issus de la collection « romans sentimentaux » avec quelques policiers perdus dans le lot. La plupart des couvertures sont de Georges Vallée.
A peu près au moment, j’ai trouvé des rouleaux anciens de mercerie.
Le volumen des cœurs est constitué de 5 couvertures sélectionnées parce que le titre contient le mot cœur. J’ai tiré de chacune des couvertures une gravure en m’attachant soit aux lignes soit à des détails ou un collage n’utilisant que les mots cœur, aimer, amour des ouvrages dont j’ai utilisé les couvertures.
La bande constituée est enroulée autour d’un rouleau de mercerie et « plombé » pour qu’il tienne bien à plat une fois ouvert par une couverture brodée réalisée dans un vieux torchon dont les bandes rouges me rappellent les encadrés de titres des petits livres.
Le tout est rangé dans un pochon réalisé dans le même torchon.
J’ai craqué un jour dans un vide-grenier pour un jeu de Lexicon à cause du dos des cartes, ces roses au milieu de volutes vertes m’ont tout de suite plu. Mais qu’en faire, comme souvent la ressource qui m’avait fait de l’œil est restée plusieurs années dans mon armoire à projets, régulièrement ouverte pour trouver de l’inspiration.
Puis un jour, en utilisant je ne sais plus à quelle occasion le mot escarpolette, l’idée de petits livres à partir de mots que je trouve jolis mais qui ne sont plus utilisés donc obsolètes a germé. Le jeu de cartes a trouvé son utilité mais pour les mots que je voulais dans ma petite collection, il me manquait des p et des e, il allait falloir trouver d’autres jeux !
Je suis donc partie à la chasse aux Lexicons avec dos à roses !
La collection est née, elle contient les livres-mots : Escarpolette Esperluette Paréidolie Hypnagogie Petrichor
Pour chacun des livres, un étui en cartes avec le titre sur le dos.
Le livre en lui-même est un leporello, dont chaque page est une lettre du mot, plus une page texte poème ou définition du mot, plus une gravure inspirée du mot, plus un pop-up.
Les pages sont cousues entre elles avec des points de broderie différents pour chacun d’eux.
Escarpolette
Merci à Fragonard !
Esperluette
Pas de gravure seule pour ce livre mais des tampons d’esperluettes différentes sont les supports du pop-up.
Hypnagogie
Pop-up lamelles de cartes géographiques
Paréidolie
Petrichor
Pas de pop-up mais l’odeur de pétrichor (enfin une odeur de campagne car je n’ai pas réussi à trouver un parfum proche de l’odeur réelle de pétrichor) imbibe le buvard remplaçant le joker. Un petit flacon permet de ré-imbiber le buvard quand l’odeur aura disparu.
Boite de tampons trouvée au vide-greniers de Parly dans l’Yonne.
Ces dix-huit tampons de fleurs sont à l’origine de ces deux livres. Servaient-ils à faire des images que les élèves pouvaient colorier ? Ou était-ce les illustrations d’une leçon de sciences ?
Les pages de ces livres sont en papier à semer. A chaque fleur est associé un sentiment issu du langage des fleurs. L’accordéon servant de base au léporello et les couvertures sont découpés dans des restes de gravures du livre sur la pomme réalisé il y a quelque années.
Langages perdus chapitre 1
Langages perdus chapitre 2
Les étui de ces deux livres est en pochette kraft comme dans les graineteries anciennes.
La médiathèque a réalisé une vidéo de ce dernier ouvrage, je la trouve superbe je la partage donc. Il n’y a pas à dire, réalisée par un professionnel une vidéo est nettement plus réussie !!!
Elle se regarde là : https://dai.ly/k7I05j4OApCgoTyqfJB