Automne des bonnes surprises, Quelle heure est-il dans nos vies ? à l’Heure Joyeuse et maintenant Gisèle exposée au Mac Val dans le cadre de l’exposition
Cette exposition célèbre les 20 ans du musée avec la mise en avant de 20 jeunes artistes. En parallèle pour valoriser la collection de livres d’artistes du centre de documentation, chacun des artistes exposés ont choisi dans le fond de livres d’artistes un livre. Gisèle a été choisi par Rebecca Topakian, une des artistes photographes de l’exposition.
Le livre est exposé avec les autres sélectionnés dans les vitrines du centre de documentation.
J’ai retravaillé les éléments encore flottants du livre. Une discussion avec Marie-Christine m’a donné de nouvelles idées.
La petite bonne femme entrain de se mesurer posée en page 2 devient l’héroïne du livre. Fixée sur un mètre de couturière à la couleur assortie aux patrons, elle se balade de page en page.
En couverture, le mètre enroulé autour du livre elle peut se dresser pour inciter à l’ouverture du livre.
Couverture
En page 1, elle nous demande de tourner la page une nouvelle fois.
Double-page 1
En page 2, calée sous un bouton elle mime la silhouette de la page.
Double-page 2
Et sur la dernière page, toujours calée sous un bouton, il est possible d’imaginer qu’elle interpelle les enfants. Mais il y a plein d’autres histoires possibles à raconter.
Double-page 3
Livre à plat, elle se positionne où l’on veut ou passe de position en position.
En farfouillant dans mon armoire de ressources pour mes projets de livres, j’ai retrouvé une boîte de vieux filtres photos, avec des couleurs très profondes.
Dans la même période, j’ai profité d’une visite de l’exposition « Madeleine project » au MuseoSeine de Caudebec sur Seine, pour aller voir la mer au Havre. Impossible d’aller au Havre sans aller admirer l’église Saint Joseph de Perret.
C’est en me promenant sous les voûtes de l’église que l’idée d’un petit livre vitrail est née.
Le livre
Deux problèmes à résoudre, quel papier utilisé pour rappeler le béton et le nuancier de gris obtenu par Perret en travaillant le béton de multiples façons et quel éclairage pour le vitrail.
Re-farfouillage dans mon armoire de ressources et cette fois-ci c’est un lot de cartes anciennes en noir et blanc trouvé au vide-grenier d’Egleny dans l’Yonne qui m’a fait de l’œil. Routes, chemins, lieux-dits et villages formaient le dégradé de gris cherché.
La mise au point du motif , de la découpe et de l’assemblage a été longue et demandé de nombreux protoptypes ….
Voilà le résultat :
Et le petit livre comme d’habitude peut se déplier :
L’éclairage
En cherchant des éclairages à LED alimentés par des piles boutons, j’ai trouvé 2 solutions possibles.
Un éclairage doux et aérien ou un boîtier donnant une lumière plus puissante et s’encastrant parfaitement dans l’ouverture du livre plié. Je n’ai pas su choisir, les deux me plaisant.
Le boîtier
Pour assembler le tout, des boîtes comme celles utilisées pour Okuni, une petite pour livre et une grande pour les lampes et le livret explicatif.
Je suis revenue d’une visite de l’atelier des couleurs Leroux à Joigny avec un lot de leurs vieilles étiquettes qu’ils ont eu la gentillesse de me donner. Ces couleurs aux noms tous plus poétiques les uns que les autres ont déjà servi pour mes cartes de l’été 2021 et sont maintenant les vedettes de mon dernier livre.
Pas de texte, les étiquettes parlent d’elles mêmes. Les pages supports sont gaufrées pour rappeler le fond des étiquettes. La couverture est en placage acajou, suggestion des palettes de peintres. Le livre est protégé dans un coffret dont le couvercle est recouvert d’étiquettes, façon vieilles valises.
Lors d’une visite de la petite ville de La Charité sur Loire, deux détails découverts au fil de ma promenade m’ont interpellée.
Le premier est que dans une ville du centre de la France se trouve une rue du crocodile, animal, tout le monde le sait, tout à fait commun dans cette région.
Le second est l’inscription se trouvant au fronton du bâtiment de la Poste, ERst GARCEAU.
J’ai interrogé le syndicat d’initiative, les habitants rencontrés, personne ne pouvait m’expliquer l’origine de la rue du crocodile et que signifiait cette abréviation inhabituelle. (Ni entreprise, ni établissement …)
Grâce aux bibliothécaires du site Eurêkoi, qui en interrogeant toutes leurs bases de données m’ont donné deux hypothèses, la rue devrait son nom à l’une des deux légendes ci-dessous :
Un journaliste, dont le journal s’appelait « Le crocodile » aurait habité cette rue.
Un original, rentrant d’un voyage exotique et habitant avenue Gambetta, aurait placé un crocodile dans une mare attenant à la pépinière proche de son domicile. C’est cette rue qu’on aurait empruntée pour aller voir le crocodile. La rue appartenait en propre aux riverains qui l’ont aliénée à la ville à la fin du XIXe siècle.
Pour la signification de ERst, c’est dans les factures associées au bâtiment conservées à la bibliothèque du musée de l’architecture de Paris qu’une explication peut se trouver
ERst signifierait Ernest, abréviation inhabituelle, le tailleur de pierre n’avait peut être pas assez de place sur le fronton pour le prénom complet ?
J’ai donc inventé une histoire donnant une explication au nom de cette rue et faisant d’Ernest Garceau son héros.
La couverture est réalisée à partir d’une carte postale ancienne de la Charité
Lors des rangements du confinement, j’ai retrouvé trois impressions pour des variations de Plié-cousu dont seule la première variation a eu le droit à un article dans le blog ! Il est ici.
Avant de présenter les dernières variations voici les 2, 3 et 4 qui toutes comme la variation 1, sont imprimées sur de vieux torchons de lin reprisés.
Variation 2 : Utilisation de boutons rouges.
Variation 3 : Abandon du papier pour les cartonnettes boutons, tout tissu le livre acquiert une souplesse qui lui va bien.
Variation 4 : Pas de photos ! uniquement une vidéo