Le rangement a du bon, au milieu d’images diverses, j’ai retrouvé ces images des cafés Gilbert.
Ce calendrier de la vie rurale au début du siècle dernier m’a donné envie tout d’abord de faire le parallèle avec la vie d’un agriculteur d’aujourd’hui, gros tracteur rouge etc… Idée abandonnée assez vite, les images de l’agriculture contemporaine ne me plaisent pas vraiment…
J’ai donc associée ces images au cycle des saisons vues d’un champ et du pommier au milieu du champ.
Le livre peut-être vu en regardant les 12 images en enfilade,
EnfiladeEnfiladeEnfiladeEnfilade
ou du point de vue du champ tant dessus que dessous, ou du point de vue du pommier et des saisons qui défilent.
A l’arrière des pages, quelques haïkus sur les saisons.
Toujours dans l’esprit de recyclage, les feuillages sont faits dans les restes du livre « Pom’up ».
L’ensemble trouve sa place dans un coffret, avec quelques explications à l’intérieur.
Cette collection de « Le petit livre » m’a inspirée le volumen des cœurs qui sera suivi du volumen de l’amour. Elle m’a été donnée par Marie-Christine Guyonnet, la librairie du ciel, qui je suppose, a pensé en les trouvant à mon travail autour des « Nous deux », le grand et les petits et leur prototype
Avec quelques autres éditeurs (Fayard, Taillandier…) Ferenczi propose aux lecteurs une collection de romans populaires à bas prix dès 1912. Les livres de poche verront eux le jour en 1916. Plus d’informations là et là.
Pour attirer le lecteur les titres et les couvertures se devaient d’être alléchantes. Les livres en ma possession sont issus de la collection « romans sentimentaux » avec quelques policiers perdus dans le lot. La plupart des couvertures sont de Georges Vallée.
A peu près au moment, j’ai trouvé des rouleaux anciens de mercerie.
Le volumen des cœurs est constitué de 5 couvertures sélectionnées parce que le titre contient le mot cœur. J’ai tiré de chacune des couvertures une gravure en m’attachant soit aux lignes soit à des détails ou un collage n’utilisant que les mots cœur, aimer, amour des ouvrages dont j’ai utilisé les couvertures.
La bande constituée est enroulée autour d’un rouleau de mercerie et « plombé » pour qu’il tienne bien à plat une fois ouvert par une couverture brodée réalisée dans un vieux torchon dont les bandes rouges me rappellent les encadrés de titres des petits livres.
Le tout est rangé dans un pochon réalisé dans le même torchon.
J’ai craqué un jour dans un vide-grenier pour un jeu de Lexicon à cause du dos des cartes, ces roses au milieu de volutes vertes m’ont tout de suite plu. Mais qu’en faire, comme souvent la ressource qui m’avait fait de l’œil est restée plusieurs années dans mon armoire à projets, régulièrement ouverte pour trouver de l’inspiration.
Puis un jour, en utilisant je ne sais plus à quelle occasion le mot escarpolette, l’idée de petits livres à partir de mots que je trouve jolis mais qui ne sont plus utilisés donc obsolètes a germé. Le jeu de cartes a trouvé son utilité mais pour les mots que je voulais dans ma petite collection, il me manquait des p et des e, il allait falloir trouver d’autres jeux !
Je suis donc partie à la chasse aux Lexicons avec dos à roses !
La collection est née, elle contient les livres-mots : Escarpolette Esperluette Paréidolie Hypnagogie Petrichor
Pour chacun des livres, un étui en cartes avec le titre sur le dos.
Le livre en lui-même est un leporello, dont chaque page est une lettre du mot, plus une page texte poème ou définition du mot, plus une gravure inspirée du mot, plus un pop-up.
Les pages sont cousues entre elles avec des points de broderie différents pour chacun d’eux.
Escarpolette
Merci à Fragonard !
Esperluette
Pas de gravure seule pour ce livre mais des tampons d’esperluettes différentes sont les supports du pop-up.
Hypnagogie
Pop-up lamelles de cartes géographiques
Paréidolie
Petrichor
Pas de pop-up mais l’odeur de pétrichor (enfin une odeur de campagne car je n’ai pas réussi à trouver un parfum proche de l’odeur réelle de pétrichor) imbibe le buvard remplaçant le joker. Un petit flacon permet de ré-imbiber le buvard quand l’odeur aura disparu.
La médiathèque a réalisé une vidéo de ce dernier ouvrage, je la trouve superbe je la partage donc. Il n’y a pas à dire, réalisée par un professionnel une vidéo est nettement plus réussie !!!
Elle se regarde là : https://dai.ly/k7I05j4OApCgoTyqfJB
Lors d’une visite de la petite ville de La Charité sur Loire, deux détails découverts au fil de ma promenade m’ont interpellée.
Le premier est que dans une ville du centre de la France se trouve une rue du crocodile, animal, tout le monde le sait, tout à fait commun dans cette région.
Le second est l’inscription se trouvant au fronton du bâtiment de la Poste, ERst GARCEAU.
J’ai interrogé le syndicat d’initiative, les habitants rencontrés, personne ne pouvait m’expliquer l’origine de la rue du crocodile et que signifiait cette abréviation inhabituelle. (Ni entreprise, ni établissement …)
Grâce aux bibliothécaires du site Eurêkoi, qui en interrogeant toutes leurs bases de données m’ont donné deux hypothèses, la rue devrait son nom à l’une des deux légendes ci-dessous :
Un journaliste, dont le journal s’appelait « Le crocodile » aurait habité cette rue.
Un original, rentrant d’un voyage exotique et habitant avenue Gambetta, aurait placé un crocodile dans une mare attenant à la pépinière proche de son domicile. C’est cette rue qu’on aurait empruntée pour aller voir le crocodile. La rue appartenait en propre aux riverains qui l’ont aliénée à la ville à la fin du XIXe siècle.
Pour la signification de ERst, c’est dans les factures associées au bâtiment conservées à la bibliothèque du musée de l’architecture de Paris qu’une explication peut se trouver
ERst signifierait Ernest, abréviation inhabituelle, le tailleur de pierre n’avait peut être pas assez de place sur le fronton pour le prénom complet ?
J’ai donc inventé une histoire donnant une explication au nom de cette rue et faisant d’Ernest Garceau son héros.
La couverture est réalisée à partir d’une carte postale ancienne de la Charité
Comme chaque année, janvier a été l’occasion de redécouvrir ma collection de fèves.
Un petit livre en est né.
Choix des fèves représentant des porte-bonheurs, écriture d’un haïku sur ce petit objet populaire.
Pour les quelques mots qui illustrent les pages en regard des fèves, j’ai utilisé un vieux jouet d’imprimerie et la fonction broderie de ma machine à coudre.
J’ai fait une version dans des noix comme pour Confinoix. Cette version ne me satisfaisait pas complètement, quel rapport entre fève et noix ?
J’ai donc opté pour une version en forme de galette avec une pochette en forme de galette, linogravée.