Tête-bêche

tableau recto

Un lot d’ardoises d’écoliers trouvé au vide-grenier de Villiers Saint Benoît, une revue de voyage des années 30, un après-midi  d’été au jardin et voilà une nouvelle création. Pas de pop-up ni de gravure pour une fois mais le système de pliage permettant de passer de la page, ici les 8 ardoises, au livre.

Le livre recompose un nouveau voyage aux bords d’une plage aux couleurs surannées. Il se transforme en deux tableaux. Dans le premier les personnages sont tête-bêche (merci Claire pour le titre). Dans le second,  au verso il ne reste que les nuages se confondant avec l’eau.

La vidéo là : http://www.dailymotion.com/video/x3jl48m_tete-beche_creation

J’ai volontairement laissé le son des ardoises.

 

Son étui est cousu dans un vieux tablier d’atelier, le colophon écrit sur une vieille étiquette pour rester dans le monde scolaire.

tableau verso

Inspiration Auzoux

Au printemps a eu lieu à l’ESPE de Paris une exposition « Plus vrai que nature » à partir des écorchés anatomiques en papier mâché du Docteur Auzoux des laboratoires de Sciences et Vie de la Terre. L’exposition comprenant des modèles des collections de l’ESPE, des photos issues du livre « Corps de papier » de Christophe Degueurce et Didier Gaillard ainsi que des affiches et tableaux muraux didactiques provenant du musée de l’écorché anatomique du Neubourg.

Au musée de Neubourg nous avons aussi emprunté de vieilles plaques ayant servi à l’impression des plaquettes associées aux modèles ainsi  qu’aux affiches. J’en ai fait des tirages.

De tout cela est né le livre « Inspiration Auzoux » que j’ai tiré à 4 exemplaires et dont vous avez eu un aperçu dans l’article « Rendez vous place Saint Sulpice ».

Les fonds sont des linos inspirés des écorchés. La première page est un tunnel directement venu de mes journées de réflexions, chipotages et papotages avec Anne-Sophie Baumann. La troisième de notre travail lors de ces après-midis, sur la perspective et Kubasta. Les gravures en N&B des plaques du musée de Neubourg.

Voilà toutes les photos dans le désordre :

La vidéo, pour voir le livre dans le bon ordre,  se trouve là :

carte de l’été version 2

Plus de double pages du livre pour les enveloppes pour la seconde série de cartes !

Mais lors de ma toute petite participation au vidage de maison de la tante d’une amie j’ai récupéré du vieux papier à lettres d’une coopérative agricole, parfait pour envelopper des cartes faites à partir d’un livre sur les plantes fourragères !

Carte de l’été 2015

A la recherche de l’idée de la carte de l’été j’ai farfouillé dans mes réserves de vieux papiers. Je suis tombée sur un livre sur les plantes fourragères de 1958, acheté en vide-greniers car j’avais aimé les planches de botanique qu’il contenait.

Un système de lamelles remplacées  par des graminées diverses découpé grâce à la Caméo.

L’impression d’une petite ruche à la racine des graminées. Ce motif vient de toute une série de plaques et fontes chinées  à Strasbourg.

Un lino plus tard pour la couverture et après plusieurs prototypes insatisfaisants voilà la carte de 2015.

Chaque carte a le même numéro que la planche qui lui sert de support.

Les enveloppes des premières cartes envoyées sont réalisées dans les doubles pages du livre sans planche illustrée. Pour les suivantes, la solution n’est pas encore trouvée.

Modèle vivant

Dans les différents cours que j’ai suivi, régulièrement il y a eu des séances de modèles vivants. Je n’aime pas cela, j’ai beau essayer il me manque les bases. J’ai donc utilisé mes dernières productions d’un stage à Toucy avec Nora pour détourner un vieux livre de poche bien abîmé.

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Vielise

Sur le trottoir, une couvvalise.

Au milieu de tout un fatras.

Un vieux monsieur est mort.

Sa vie se retrouve jetée à la rue.

Dans ce bagage, qui lui servit sûrement lors de son voyage à Londres dans les années 50, des photos, et les souvenirs épars de sa vie.

Impossible pour moi de laisser ce vieux monsieur finir ainsi.

J’ai pris la valise et elle est restée longtemps dans mon bureau, en instance.

Plusieurs fois je l’ai ouverte, j’ai humé l’odeur de carton bouilli mélangée à celle des boîtes de bonbon reconverties en gardiennes de vieux souvenirs. J’ai longuement regardé les photos, lu les quelques légendes, imaginé le voyage à Londres à bord du paquebot Royal Eagle, retracé les parentés, cherché pourquoi C. n’arrivait qu’à l’âge de 4 ans dans les photos de famille, imaginé ce qui avait permis que dans une famille un enfant s’appelle Jean-Claude et un autre Claude, inventé plein de possibilités aux deux noms de famille de Claude….

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J’ai assez vite eu l’idée d’une valise-objet, une œuvre retraçant à cet homme une vie imaginaire  à partir des bribes que j’avais pu reconstituer.

Le projet a longtemps mûri, il a changé d’orientation. A la Toussaint j’ai participé à un stage au Musée du Livre de Mariemont en Belgique. Là, les propositions de la formatrice Christelle Simonard ont tout d’un coup permis au projet de se concrétiser. Tout s’emboîtait, les idées venaient tout naturellement.La vielise était née.

Dominique Lagraula

Papillons

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Livre commencé lors d’un stage fait cet hiver à l’école d’art Maryse Eloy avec pour formateur Philippe U.G. et Michel Ferrier.

De belles rencontres lors de ce stage et un apprentissage : la béquille permettant de faire des animations qui sortent beaucoup du livre.

J’ai utilisé cette animation dans ma première page.

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Les papillons viennent d’une revue trouvée aux puces de Saint Ouen.