Itinéraire tracé d’avance

Trouvaille dans une petite brocante de Rennes, logée dans une ancienne concession Peugeot à l’origine décorée par le mosaïste Odorico, un lot d’anciennes boîtes à papier Rizla. Le couvercle s’orne de photos de pin-up, chiens, chats et pour celle qui nous occupe aujourd’hui le mariage du roi des belges.

Un leporello a remplacé le papier à cigarettes. Recto des pop-up illustrant les étapes classiques de la vie d’une femme des années 1950 (mais cela a t-il vraiment changé ?), au verso un texte.

Les différentes pages côté verso :

Lettres d’amour, sur un fond de partition d’une chanson romantique, lettres à partir d’une illustration d’Antral du roman « Les dames pirouette » de Marc Elder (1932)

Bagues de fiançailles, Nous Deux, année 1950, partition de la chanson Fiançailles du répertoire de Paulette Darty, paroles Fabrice Lemon, musique d’E. Wesly.

Préparatifs du mariage et choix de la robe de mariage. Fond de page les conseils « Ceci entre nous » du magazine Nous Deux pour ce grand jour ! Au vu du temps et de l’argent consacré encore aujourd’hui, ces conseils sont sûrement encore d’actualité !

Le mariage, et ses photos officielles. Pop-up maison puisqu’à partir de ce jour les mariés ont leur propres pénates.

Très vite arrivent les enfants, cela a un peu changé, ils arrivent un peu plus tard et sont moins nombreux. Illustrations publicitaires Nous Deux des années 1950.

Mais la fête des mères est toujours la même promotion de l’électro-ménager ! Illustrations publicitaires Nous Deux des années 1950, l’Écho de la mode février 1957, Arts ménagers septembre 1956.

Mariage des enfants, la couleur est là.

Vieillesse dans le pavillon qui a vu se dérouler la vie du couple.

 

Verso du leporello, texte sur carte ancienne belge, récupérée par Maya Schuiten dans les anciens locaux de l’IGN de Bruxelles, merci à elle pour cette belle récupération !

Loto du marché

Dans quel vide-greniers ai-je trouvé ce vieux jeu ? Je ne sais plus. Mais le livre que j’ai tout de suite eu dans la tête depuis la trouvaille me trotte dans la tête depuis.

Encore un projet presque abouti grâce au confinement, presque parce que pour les cinq exemplaires prévus, il me manque quelques fournitures qui devront attendre le déconfinement !

Ce jeu de loto comporte quatre planches : le primeur, la poissonnerie, la boucherie et l’épicerie. J’ai tout de suite eu envie de mixer le jeu avec de vieux livres de cuisine ainsi que les pages « cordon bleu » de mes « Nous Deux ».

J’ai numérisé et imprimé les planches et obtenu ainsi quatre double-pages supports.

Fruits et légumes

Le livre s’ouvre sur l’étalage du marchand de quatre-saisons. Se déploient de part et d’autre, un menu de la semaine tiré d’un « Nous Deux » et une recette associée ou non à ce menu.

Sur un petit carnet publicitaire, la liste des courses chez le primeur pour le menu de la semaine.

2 jetons du jeu prennent place sur la planche.

Poissons

Suit la poissonnerie, un menu d’un livre de cuisine très ancien, une recette associée sur une spirale coquillage faite dans la page intercalaire du chapitre sur les poissons d’un livre de cuisine des années soixante. Encore deux jetons, des illustrations venant du troisième livre de cuisine, celui -ci des années soixante-dix. Et des noms de poissons qui ne font plus partie de notre vocabulaire quotidien, alose, barbue, jardine, vives et brême…. Les poissonniers et les pêcheurs les connaissent sûrement encore mais nous, plus vraiment. J’ai pour inscrire ces mots appris à créer des tampons avec ma machine à découper.

Viandes

Dans la page de la boucherie, une recette complète ainsi que l’illustration des découpes sur un bœuf et un mouton en volume sur un pli inversé.

Là aussi du vocabulaire indiquant des morceaux couramment utilisés par la génération de nos grands-parents, beaucoup plus rarement maintenant. Qui donne encore du mou à son chat ? cuisine les oreilles et la queue ? Et la fraise et les amourettes ? Et pour les ris, la vache folle les a fait disparaitre des étals de bouchers.

Une vieille recette manuscrite trouvée dans un des livres de daube de bœuf, scannée et imprimée sur des feuilles d’un carnet ancien est à ouvrir sur le côté de la page.

Épicerie

D’un cadran de balance pendent des marques des années 50, certaines existent toujours, d’autres ont disparu de nos placard. Des illustrations de gâteaux complètent cette page.

 

La couverture du livre est une impression numérisée de la boîte du jeu et le boîtier du livre est faite avec une planche de jeu et une enveloppe fabriquée en papier cartonné. La fermeture se fait à l’aide d’un lien et d’un jeton du jeu.

 

La vidéo :

2018

Les courriers ont dû arriver, je peux donc dévoiler la carte de cette année.

2 versions ont été envoyées :

La première est faite à partir de macules restant à la suite des impressions de Nid fragile, le papier japon étant tellement fin il fallait protéger le lange de la presse avec un papier, j’ai utilisé les pages d’un livre trouvé dans une poubelle : « Le socialiste désabusé, tragiques aventures » de Victor Charrier (Histoires authentiques), il était déchiré, sans couverture mais le titre et les gravures m’ont fait un clin d’oeil.

La page est donc gaufrée et imprimée en blanc.

Le système est mon chouchou de cette année, trouvé pour les petits Nous Deux et qui me plait par sa simplicité.

Les sujets écrivent 2018 et proviennent d’une gravure italienne, trouvée sur ce site  http://rocbo.lautre.net/typo/Initiales/

Pour la seconde  version, je n’avais plus de macules imprimées, j’ai donc uniquement gaufré les pages à sec. Elles ont donc été plus difficiles à plier, c’est pourquoi cette version est consolidée par des bandes de kraft. Pas d’impression mais un élément graphique en plus !

Les 2 versions en vidéo

https://www.dailymotion.com/video/x6cq3ui

 

Bonne année à 1ous

Nous Deux, petit format

Lorsque j’ai présenté le prototype de ce Nous Deux petit format à Marie-Christine Guyonnet elle a émis l’envie de pouvoir le lire comme un livre. Comme j’aimais aussi l’idée de cartes séparées, j’ai planché sur un assemblage amovible des cartes.

Après un premier essai peu concluant de liens à l’aide d’onglets en calque sur lesquels j’en avais profité pour donner un titre à chaque carte, j’ai  ajouté des boutons en papier permettant l’assemblage des cartes.

Les onglets en calque sont restés non plus pour assembler les cartes mais pour leur fonction support de titre.

Amour, haine et jalousie

Célibataire, un paon, fiancé, un lion, marié, un âne

Qui est la plus belle ?

J’aime bien ma trouvaille de ces 2 V qui se croisent lors de la fermeture et permettent à ces 4 ou plus petites bonnes femmes d’occuper le centre de la page de façon très dynamique.

Ribambelle

A partir des couvertures qui offrent des images de couples toujours souriants selon les saisons .

Le baiser

Impossible de ne pas terminer avec un baiser, amélioration du système par rapport au prototype, les 2 personnages convergent alors que dans le prototype seul l’homme bougeait.

Pour ranger ce livre un coffret recouvert d’une impression d’une des couvertures et le texte que m’a inspiré ce travail.

Nous Deux, petit format, le prototype

Il y a quelques années j’ai trouvé dans un vide grenier un premier lot de Nous Deux, cela a donné un premier livre que vous pouvez voir dans cet article.

Puis au festival du livre de Monéteau j’en ai trouvé deux cageots. Je les ai régulièrement feuilletés, classés attendant l’inspiration.

Elle est venue au cours de l’année dernière, une carte après l’autre dans les rares temps libres que je m’octroyais pendant l’écriture du Sciences à vivre cycle 3 des éditions Accès.

Les voilà dans leurs premières versions

Dans un prochain article les versions finales après les conseils de Marie-Christine Guyonnet.