Nous Deux, petit format

Lorsque j’ai présenté le prototype de ce Nous Deux petit format à Marie-Christine Guyonnet elle a émis l’envie de pouvoir le lire comme un livre. Comme j’aimais aussi l’idée de cartes séparées, j’ai planché sur un assemblage amovible des cartes.

Après un premier essai peu concluant de liens à l’aide d’onglets en calque sur lesquels j’en avais profité pour donner un titre à chaque carte, j’ai  ajouté des boutons en papier permettant l’assemblage des cartes.

Les onglets en calque sont restés non plus pour assembler les cartes mais pour leur fonction support de titre.

Amour, haine et jalousie

Célibataire, un paon, fiancé, un lion, marié, un âne

Qui est la plus belle ?

J’aime bien ma trouvaille de ces 2 V qui se croisent lors de la fermeture et permettent à ces 4 ou plus petites bonnes femmes d’occuper le centre de la page de façon très dynamique.

Ribambelle

A partir des couvertures qui offrent des images de couples toujours souriants selon les saisons .

Le baiser

Impossible de ne pas terminer avec un baiser, amélioration du système par rapport au prototype, les 2 personnages convergent alors que dans le prototype seul l’homme bougeait.

Pour ranger ce livre un coffret recouvert d’une impression d’une des couvertures et le texte que m’a inspiré ce travail.

Nous Deux, petit format, le prototype

Il y a quelques années j’ai trouvé dans un vide grenier un premier lot de Nous Deux, cela a donné un premier livre que vous pouvez voir dans cet article.

Puis au festival du livre de Monéteau j’en ai trouvé deux cageots. Je les ai régulièrement feuilletés, classés attendant l’inspiration.

Elle est venue au cours de l’année dernière, une carte après l’autre dans les rares temps libres que je m’octroyais pendant l’écriture du Sciences à vivre cycle 3 des éditions Accès.

Les voilà dans leurs premières versions

Dans un prochain article les versions finales après les conseils de Marie-Christine Guyonnet.

Plié-cousu, série florale, variation 1

Des boutons anciens, trouvés dans une maison qu’une amie devait vider de son contenu avant sa mise en vente,

Des torchons reprisés, les reprises m’ont toujours fascinée par ce qu’elle disent de l’usure, du passage du temps, de techniques oubliées, de l’importance du peu, du souci d’épargne,

Des plaques de boutons incomplètes avec de jolis motifs de bordure,

L’envie de mini-livre mêlant textile, gravure et boutons,

Voilà la série « plié-cousu » en route.

Première série, des fleurs d’inspiration 1930 et de couleurs pastels.

Première variation avec des boutons nacrés et bleus.

 

La vidéo ici :

carte de l’été version 2

Plus de double pages du livre pour les enveloppes pour la seconde série de cartes !

Mais lors de ma toute petite participation au vidage de maison de la tante d’une amie j’ai récupéré du vieux papier à lettres d’une coopérative agricole, parfait pour envelopper des cartes faites à partir d’un livre sur les plantes fourragères !

Carte de l’été 2015

A la recherche de l’idée de la carte de l’été j’ai farfouillé dans mes réserves de vieux papiers. Je suis tombée sur un livre sur les plantes fourragères de 1958, acheté en vide-greniers car j’avais aimé les planches de botanique qu’il contenait.

Un système de lamelles remplacées  par des graminées diverses découpé grâce à la Caméo.

L’impression d’une petite ruche à la racine des graminées. Ce motif vient de toute une série de plaques et fontes chinées  à Strasbourg.

Un lino plus tard pour la couverture et après plusieurs prototypes insatisfaisants voilà la carte de 2015.

Chaque carte a le même numéro que la planche qui lui sert de support.

Les enveloppes des premières cartes envoyées sont réalisées dans les doubles pages du livre sans planche illustrée. Pour les suivantes, la solution n’est pas encore trouvée.

Vielise

Sur le trottoir, une couvvalise.

Au milieu de tout un fatras.

Un vieux monsieur est mort.

Sa vie se retrouve jetée à la rue.

Dans ce bagage, qui lui servit sûrement lors de son voyage à Londres dans les années 50, des photos, et les souvenirs épars de sa vie.

Impossible pour moi de laisser ce vieux monsieur finir ainsi.

J’ai pris la valise et elle est restée longtemps dans mon bureau, en instance.

Plusieurs fois je l’ai ouverte, j’ai humé l’odeur de carton bouilli mélangée à celle des boîtes de bonbon reconverties en gardiennes de vieux souvenirs. J’ai longuement regardé les photos, lu les quelques légendes, imaginé le voyage à Londres à bord du paquebot Royal Eagle, retracé les parentés, cherché pourquoi C. n’arrivait qu’à l’âge de 4 ans dans les photos de famille, imaginé ce qui avait permis que dans une famille un enfant s’appelle Jean-Claude et un autre Claude, inventé plein de possibilités aux deux noms de famille de Claude….

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J’ai assez vite eu l’idée d’une valise-objet, une œuvre retraçant à cet homme une vie imaginaire  à partir des bribes que j’avais pu reconstituer.

Le projet a longtemps mûri, il a changé d’orientation. A la Toussaint j’ai participé à un stage au Musée du Livre de Mariemont en Belgique. Là, les propositions de la formatrice Christelle Simonard ont tout d’un coup permis au projet de se concrétiser. Tout s’emboîtait, les idées venaient tout naturellement.La vielise était née.

Dominique Lagraula