Après Inspirations Auzoux voici Inspirations Calhaus qui cette fois n’est pas le nom d’une personne mais le mot cailloux en dialecte haut-provençal.
Fonds : linogravures
Animations : vieilles cartes aériennes, photos de nébuleuses issues du livre le grand Atlas de l’astronomie, vieilles cartes tirées d’un livre de géographie scolaire de 1921, illustrations de paysages de la revue des chemins de fer « La France », photographies du mont Cervin découpages du livre Cervin Cime exemplaire de Gaston Rébuffat.
Fermeture par un caillou ramassé sur place.
Pour voir la vidéo : http://dai.ly/k6NUkGF2W2vd86qJnER
Les courriers ont dû arriver, je peux donc dévoiler la carte de cette année.
2 versions ont été envoyées :
La première est faite à partir de macules restant à la suite des impressions de Nid fragile, le papier japon étant tellement fin il fallait protéger le lange de la presse avec un papier, j’ai utilisé les pages d’un livre trouvé dans une poubelle : « Le socialiste désabusé, tragiques aventures » de Victor Charrier (Histoires authentiques), il était déchiré, sans couverture mais le titre et les gravures m’ont fait un clin d’oeil.
La page est donc gaufrée et imprimée en blanc.
Le système est mon chouchou de cette année, trouvé pour les petits Nous Deux et qui me plait par sa simplicité.
Pour la seconde version, je n’avais plus de macules imprimées, j’ai donc uniquement gaufré les pages à sec. Elles ont donc été plus difficiles à plier, c’est pourquoi cette version est consolidée par des bandes de kraft. Pas d’impression mais un élément graphique en plus !
Lorsque j’ai présenté le prototype de ce Nous Deux petit format à Marie-Christine Guyonnet elle a émis l’envie de pouvoir le lire comme un livre. Comme j’aimais aussi l’idée de cartes séparées, j’ai planché sur un assemblage amovible des cartes.
Après un premier essai peu concluant de liens à l’aide d’onglets en calque sur lesquels j’en avais profité pour donner un titre à chaque carte, j’ai ajouté des boutons en papier permettant l’assemblage des cartes.
Les onglets en calque sont restés non plus pour assembler les cartes mais pour leur fonction support de titre.
Amour, haine et jalousie
Célibataire, un paon, fiancé, un lion, marié, un âne
Qui est la plus belle ?
J’aime bien ma trouvaille de ces 2 V qui se croisent lors de la fermeture et permettent à ces 4 ou plus petites bonnes femmes d’occuper le centre de la page de façon très dynamique.
Ribambelle
A partir des couvertures qui offrent des images de couples toujours souriants selon les saisons .
Le baiser
Impossible de ne pas terminer avec un baiser, amélioration du système par rapport au prototype, les 2 personnages convergent alors que dans le prototype seul l’homme bougeait.
Pour ranger ce livre un coffret recouvert d’une impression d’une des couvertures et le texte que m’a inspiré ce travail.
Il y a quelques années j’ai trouvé dans un vide grenier un premier lot de Nous Deux, cela a donné un premier livre que vous pouvez voir dans cet article.
Puis au festival du livre de Monéteau j’en ai trouvé deux cageots. Je les ai régulièrement feuilletés, classés attendant l’inspiration.
Elle est venue au cours de l’année dernière, une carte après l’autre dans les rares temps libres que je m’octroyais pendant l’écriture du Sciences à vivre cycle 3 des éditions Accès.
Les voilà dans leurs premières versions
Dans un prochain article les versions finales après les conseils de Marie-Christine Guyonnet.
Cette année, ma carte de vœux se décline en 2 versions.
J’avais envie d’un travail sur la réflexion avec du miroir et lors d’un atelier avec José Pons j’ai travaillé le treillis.
Les 2 mêlés donnent la première version de ma carte de cette année. Les chiffres se reflètent
sur le miroir de fond et pour voir 2017 il faut manipuler la carte pour lire chaque chiffre.
Un oubli lors de la réalisation à donner la seconde version entièrement découpée, où les chiffres sur leurs tiges fragiles issues du treillis ondulent doucement.
J’ai, cet été, repris le prototype de ce projet commencé il y a plusieurs années.
Il présente les lieux importants qui ont jalonné ma vie. Au premier plan tous sont blancs, ce n’est qu’en regardant leurs reflets dans le miroir de fond du diorama qu’ils se colorent.
Le diorama une fois ouvert peut tenir ouvert grâce à une languette à insérer entre 2 fentes de la couverture :
La fermeture se fait grâce au fil rouge et à l’Ariane, la voiture de ma jeunesse.
Cette année ma carte de l’été fait office de carte de déménagement.
Les lapins, il y en 3 différents, pour mon ancienne adresse à Clichy la Garenne, les roses pour la nouvelle à l’Haÿ les roses et la forme de Paris indiquer que je passe du Nord au Sud.