Les expositions de Pop-up Livres et Cie sont toujours superbes. Les livres présentés, la mise en scène et les automates qui permettent de voir toutes les pages des livres nous invitent chaque fois à un merveilleux voyage.
Je fais partie des ingénieurs-papier invités lors du WE du 12-13-14 septembre. Au plaisir d’y retrouver celles et ceux qui passeront par là.
Ce nouveau livre est ma réponse au concours de livres d’artistes organisé par la médiathèque d’Issy-les-Moulineaux. Le thème de cette année était la phrase d’Orwell dans 1984 : « Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l’on sait déjà ».
Plusieurs idées lors de la phase de recherche, les contes traditionnels, les âges de la vie, la vie dont on connait toutes les étapes que nous traversons tous mais qui sont uniques pour chacun.
Des prototypes mêlant de la peinture, un livre circulaire …..
Puis-je suis tombée sur ce domino dans mon armoire de ressources, en recherche d’inspiration.
En mixant les dominos, des photos anciennes et d’autres plus récentes pour exprimer les différents âges le livre était né.
Le livre format tableau, toutes les pages étalées.
Les photos proviennent de chineries en vide-greniers, de mes albums personnels, des restes des « Gisèles » (article à venir), chaque photo est annotée au verso avec l’étape de la vie et la date de la photo.
Je n’ai pas gagné le concours, le jury a choisi le livre « Alpha et Oméga » d’Eva Demarelatrous mais j’ai adoré travailler sur un sujet imposé avec des contraintes dimensionnelles et temporelles.
Boite de tampons trouvée au vide-greniers de Parly dans l’Yonne.
Ces dix-huit tampons de fleurs sont à l’origine de ces deux livres. Servaient-ils à faire des images que les élèves pouvaient colorier ? Ou était-ce les illustrations d’une leçon de sciences ?
Les pages de ces livres sont en papier à semer. A chaque fleur est associé un sentiment issu du langage des fleurs. L’accordéon servant de base au léporello et les couvertures sont découpés dans des restes de gravures du livre sur la pomme réalisé il y a quelque années.
Langages perdus chapitre 1
Langages perdus chapitre 2
Les étui de ces deux livres est en pochette kraft comme dans les graineteries anciennes.
Dans de petits étuis faits avec de vieux protège-cahiers, de petits livres cartonnés dont j’ai pelé les pages pour remplacer les illustrations par des collages de déchirures de cahiers des années 50 et 60. Les différentes disciplines sont représentées, géographie, grammaire, mathématiques, histoire, dessin, musique, sciences… Les corrections en rouge de l’enseignant et les punitions ont aussi une belle place.
Dans le creux de la main, un condensé des traces écrites d’une journée scolaire.
Des cartes servant en classe à illustrer les comptines et poésies apprises, trouvées en vide-grenier.
Des mouchoirs d’enfants collectés au fil des années servant d’étuis.
J’ai associé les cartes pour créer des carrousels, par saisons, par personnages principaux … et créé de petits théâtres.
Et pour ce voyage en enfance les dos et les pages en vis à vis des cartes comptines sont des cartes géographiques belges récupérées par mon amie Maya lors d’un déménagement de l’IGN belge.
En farfouillant dans mon armoire de ressources pour mes projets de livres, j’ai retrouvé une boîte de vieux filtres photos, avec des couleurs très profondes.
Dans la même période, j’ai profité d’une visite de l’exposition « Madeleine project » au MuseoSeine de Caudebec sur Seine, pour aller voir la mer au Havre. Impossible d’aller au Havre sans aller admirer l’église Saint Joseph de Perret.
C’est en me promenant sous les voûtes de l’église que l’idée d’un petit livre vitrail est née.
Le livre
Deux problèmes à résoudre, quel papier utilisé pour rappeler le béton et le nuancier de gris obtenu par Perret en travaillant le béton de multiples façons et quel éclairage pour le vitrail.
Re-farfouillage dans mon armoire de ressources et cette fois-ci c’est un lot de cartes anciennes en noir et blanc trouvé au vide-grenier d’Egleny dans l’Yonne qui m’a fait de l’œil. Routes, chemins, lieux-dits et villages formaient le dégradé de gris cherché.
La mise au point du motif , de la découpe et de l’assemblage a été longue et demandé de nombreux protoptypes ….
Voilà le résultat :
Et le petit livre comme d’habitude peut se déplier :
L’éclairage
En cherchant des éclairages à LED alimentés par des piles boutons, j’ai trouvé 2 solutions possibles.
Un éclairage doux et aérien ou un boîtier donnant une lumière plus puissante et s’encastrant parfaitement dans l’ouverture du livre plié. Je n’ai pas su choisir, les deux me plaisant.
Le boîtier
Pour assembler le tout, des boîtes comme celles utilisées pour Okuni, une petite pour livre et une grande pour les lampes et le livret explicatif.
Pas de bonne année 2022 sur le blog, cela fait partie des articles qui n’ont pas vu le jour ! La carte était pourtant mignonne, pas de pop-up ni de gravure mais un pliage, type pliage de carte géographique pour de petites illustrations provenant d’un livre de lecture des années 60.
Le message au verso de la carte dépendait du texte des exercices, avec X pour meilleurs vœux ou B pour bonne année !