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Ce nouveau livre est ma réponse au concours de livres d’artistes organisé par la médiathèque d’Issy-les-Moulineaux. Le thème de cette année était la phrase d’Orwell dans 1984 : « Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l’on sait déjà ».

Plusieurs idées lors de la phase de recherche, les contes traditionnels, les âges de la vie, la vie dont on connait toutes les étapes que nous traversons tous mais qui sont uniques pour chacun.

Des prototypes mêlant de la peinture, un livre circulaire …..

Puis-je suis tombée sur ce domino dans mon armoire de ressources, en recherche d’inspiration.

En mixant les dominos, des photos anciennes et d’autres plus récentes pour exprimer les différents âges le livre était né.

Comment lire ce livre

Les photos proviennent de chineries en vide-greniers, de mes albums personnels, des restes des « Gisèles » (article à venir), chaque photo est annotée au verso avec l’étape de la vie et la date de la photo.

Je n’ai pas gagné le concours, le jury a choisi le livre « Alpha et Oméga » d’Eva Demarelatrous mais j’ai adoré travailler sur un sujet imposé avec des contraintes dimensionnelles et temporelles.

Vidéo à venir.

Au clair des Pierrots

Ma première création de 2025

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Coup de cœur à la recyclerie de Toucy pour ce jeu de domino vintage.

Principe du moment n’utiliser que des ressources de l’armoire ou des boîtes de restes.

Ici, les lunes proviennent des restes du livre Au pays des nuages , elles sont donc toutes différentes.

La colombe d’un vieux tampon trouvé au fond d’une boîte chinée en vide-grenier.

Langages perdus

Boite de tampons trouvée au vide-greniers de Parly dans l’Yonne.

Ces dix-huit tampons de fleurs sont à l’origine de ces deux livres. Servaient-ils à faire des images que les élèves pouvaient colorier ? Ou était-ce les illustrations d’une leçon de sciences ?

Les pages de ces livres sont en papier à semer. A chaque fleur est associé un sentiment issu du langage des fleurs. L’accordéon servant de base au léporello et les couvertures sont découpés dans des restes de gravures du livre sur la pomme réalisé il y a quelque années.

Langages perdus chapitre 1

Langages perdus chapitre 2

Les étui de ces deux livres est en pochette kraft comme dans les graineteries anciennes.

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Déchirures scolaires

Dans de petits étuis faits avec de vieux protège-cahiers, de petits livres cartonnés dont j’ai pelé les pages pour remplacer les illustrations par des collages de déchirures de cahiers des années 50 et 60. Les différentes disciplines sont représentées, géographie, grammaire, mathématiques, histoire, dessin, musique, sciences… Les corrections en rouge de l’enseignant et les punitions ont aussi une belle place.

Dans le creux de la main, un condensé des traces écrites d’une journée scolaire.

Imageries enfantines

Des cartes servant en classe à illustrer les comptines et poésies apprises, trouvées en vide-grenier.

Des mouchoirs d’enfants collectés au fil des années servant d’étuis.

J’ai associé les cartes pour créer des carrousels, par saisons, par personnages principaux … et créé de petits théâtres.

Et pour ce voyage en enfance les dos et les pages en vis à vis des cartes comptines sont des cartes géographiques belges récupérées par mon amie Maya lors d’un déménagement de l’IGN belge.

Cartail

L’idée

En farfouillant dans mon armoire de ressources pour mes projets de livres, j’ai retrouvé une boîte de vieux filtres photos, avec des couleurs très profondes.

Dans la même période, j’ai profité d’une visite de l’exposition « Madeleine project » au MuseoSeine de Caudebec sur Seine, pour aller voir la mer au Havre. Impossible d’aller au Havre sans aller admirer l’église Saint Joseph de Perret.

C’est en me promenant sous les voûtes de l’église que l’idée d’un petit livre vitrail est née.

Le livre

Deux problèmes à résoudre, quel papier utilisé pour rappeler le béton et le nuancier de gris obtenu par Perret en travaillant le béton de multiples façons et quel éclairage pour le vitrail.

Re-farfouillage dans mon armoire de ressources et cette fois-ci c’est un lot de cartes anciennes en noir et blanc trouvé au vide-grenier d’Egleny dans l’Yonne qui m’a fait de l’œil. Routes, chemins, lieux-dits et villages formaient le dégradé de gris cherché.

La mise au point du motif , de la découpe et de l’assemblage a été longue et demandé de nombreux protoptypes ….

Voilà le résultat :

Et le petit livre comme d’habitude peut se déplier :

L’éclairage

En cherchant des éclairages à LED alimentés par des piles boutons, j’ai trouvé 2 solutions possibles.

Un éclairage doux et aérien ou un boîtier donnant une lumière plus puissante et s’encastrant parfaitement dans l’ouverture du livre plié. Je n’ai pas su choisir, les deux me plaisant.

Le boîtier

Pour assembler le tout, des boîtes comme celles utilisées pour Okuni, une petite pour livre et une grande pour les lampes et le livret explicatif.

Couleurs Leroux

Je suis revenue d’une visite de l’atelier des couleurs Leroux à Joigny avec un lot de leurs vieilles étiquettes qu’ils ont eu la gentillesse de me donner. Ces couleurs aux noms tous plus poétiques les uns que les autres ont déjà servi pour mes cartes de l’été 2021 et sont maintenant les vedettes de mon dernier livre.

Pas de texte, les étiquettes parlent d’elles mêmes. Les pages supports sont gaufrées pour rappeler le fond des étiquettes. La couverture est en placage acajou, suggestion des palettes de peintres. Le livre est protégé dans un coffret dont le couvercle est recouvert d’étiquettes, façon vieilles valises.

La vidéo se trouve là :

Itinéraire tracé d’avance

Trouvaille dans une petite brocante de Rennes, logée dans une ancienne concession Peugeot à l’origine décorée par le mosaïste Odorico, un lot d’anciennes boîtes à papier Rizla. Le couvercle s’orne de photos de pin-up, chiens, chats et pour celle qui nous occupe aujourd’hui le mariage du roi des belges.

Un leporello a remplacé le papier à cigarettes. Recto des pop-up illustrant les étapes classiques de la vie d’une femme des années 1950 (mais cela a t-il vraiment changé ?), au verso un texte.

Les différentes pages côté verso :

Lettres d’amour, sur un fond de partition d’une chanson romantique, lettres à partir d’une illustration d’Antral du roman « Les dames pirouette » de Marc Elder (1932)

Bagues de fiançailles, Nous Deux, année 1950, partition de la chanson Fiançailles du répertoire de Paulette Darty, paroles Fabrice Lemon, musique d’E. Wesly.

Préparatifs du mariage et choix de la robe de mariage. Fond de page les conseils « Ceci entre nous » du magazine Nous Deux pour ce grand jour ! Au vu du temps et de l’argent consacré encore aujourd’hui, ces conseils sont sûrement encore d’actualité !

Le mariage, et ses photos officielles. Pop-up maison puisqu’à partir de ce jour les mariés ont leur propres pénates.

Très vite arrivent les enfants, cela a un peu changé, ils arrivent un peu plus tard et sont moins nombreux. Illustrations publicitaires Nous Deux des années 1950.

Mais la fête des mères est toujours la même promotion de l’électro-ménager ! Illustrations publicitaires Nous Deux des années 1950, l’Écho de la mode février 1957, Arts ménagers septembre 1956.

Mariage des enfants, la couleur est là.

Vieillesse dans le pavillon qui a vu se dérouler la vie du couple.

 

Verso du leporello, texte sur carte ancienne belge, récupérée par Maya Schuiten dans les anciens locaux de l’IGN de Bruxelles, merci à elle pour cette belle récupération !