Des cartes servant en classe à illustrer les comptines et poésies apprises, trouvées en vide-grenier.
Des mouchoirs d’enfants collectés au fil des années servant d’étuis.
J’ai associé les cartes pour créer des carrousels, par saisons, par personnages principaux … et créé de petits théâtres.
Et pour ce voyage en enfance les dos et les pages en vis à vis des cartes comptines sont des cartes géographiques belges récupérées par mon amie Maya lors d’un déménagement de l’IGN belge.
Pas de bonne année 2022 sur le blog, cela fait partie des articles qui n’ont pas vu le jour ! La carte était pourtant mignonne, pas de pop-up ni de gravure mais un pliage, type pliage de carte géographique pour de petites illustrations provenant d’un livre de lecture des années 60.
Le message au verso de la carte dépendait du texte des exercices, avec X pour meilleurs vœux ou B pour bonne année !
Après le Petit Chaperon Rouge, c’est le Petit Poucet qui est édité par les Grandes Personnes. Un projet qui a mis longtemps à voir le jour. Il a fallu trouver une idée pour intégrer le très très long texte. Merci à Brigitte Morel de ne pas avoir abandonné et à la maquettiste d’avoir magnifié mon travail.
La médiathèque a réalisé une vidéo de ce dernier ouvrage, je la trouve superbe je la partage donc. Il n’y a pas à dire, réalisée par un professionnel une vidéo est nettement plus réussie !!!
Elle se regarde là : https://dai.ly/k7I05j4OApCgoTyqfJB
Je suis revenue d’une visite de l’atelier des couleurs Leroux à Joigny avec un lot de leurs vieilles étiquettes qu’ils ont eu la gentillesse de me donner. Ces couleurs aux noms tous plus poétiques les uns que les autres ont déjà servi pour mes cartes de l’été 2021 et sont maintenant les vedettes de mon dernier livre.
Pas de texte, les étiquettes parlent d’elles mêmes. Les pages supports sont gaufrées pour rappeler le fond des étiquettes. La couverture est en placage acajou, suggestion des palettes de peintres. Le livre est protégé dans un coffret dont le couvercle est recouvert d’étiquettes, façon vieilles valises.
Lors d’une visite de la petite ville de La Charité sur Loire, deux détails découverts au fil de ma promenade m’ont interpellée.
Le premier est que dans une ville du centre de la France se trouve une rue du crocodile, animal, tout le monde le sait, tout à fait commun dans cette région.
Le second est l’inscription se trouvant au fronton du bâtiment de la Poste, ERst GARCEAU.
J’ai interrogé le syndicat d’initiative, les habitants rencontrés, personne ne pouvait m’expliquer l’origine de la rue du crocodile et que signifiait cette abréviation inhabituelle. (Ni entreprise, ni établissement …)
Grâce aux bibliothécaires du site Eurêkoi, qui en interrogeant toutes leurs bases de données m’ont donné deux hypothèses, la rue devrait son nom à l’une des deux légendes ci-dessous :
Un journaliste, dont le journal s’appelait « Le crocodile » aurait habité cette rue.
Un original, rentrant d’un voyage exotique et habitant avenue Gambetta, aurait placé un crocodile dans une mare attenant à la pépinière proche de son domicile. C’est cette rue qu’on aurait empruntée pour aller voir le crocodile. La rue appartenait en propre aux riverains qui l’ont aliénée à la ville à la fin du XIXe siècle.
Pour la signification de ERst, c’est dans les factures associées au bâtiment conservées à la bibliothèque du musée de l’architecture de Paris qu’une explication peut se trouver
ERst signifierait Ernest, abréviation inhabituelle, le tailleur de pierre n’avait peut être pas assez de place sur le fronton pour le prénom complet ?
J’ai donc inventé une histoire donnant une explication au nom de cette rue et faisant d’Ernest Garceau son héros.
La couverture est réalisée à partir d’une carte postale ancienne de la Charité